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Histoire du Congo

21/08/2018

RDC, Terre d'espoir, Pays d'avenir

 
 

Données géographiques et économiques:

 
- Capitale : Kinshasa (6-7 millions d'âmes) 
- Superficie : 2.345.409 km² 
- Population : estimée à près de 60 millions d'habitants(2001)  
- Croissance démographique :2,832001 hab/m² 
- Langue officielle: Le français 
- Langues nationales:Lingala, Kikongo, Tshiluba et Swahili 
- Devise : franc congolais  
- PNB : 1,67 Mds $ (2001)  
- Répartition du PNB par secteur :Agriculture: 56 industries; 19 services: 252001  
- PNB/ha et parité de pouvoir d'achat ($) : 100 $.  
- Taux de croissance du PNB : 3 n 2002.  
- Inflation : 554n 2000, 135 n 2001, 15 n 2002.  
- Balance commerciale : 147 millions de $ en 2001, 235 millions d $ en 2002.  
- Exportations totales : 685 M$ (2000)  
-Importations totales : 580 M$ (2000)  
- Principaux fournisseurs : Belgique, Afrique du Sud...France, etc. 
- Exportations vers la France : (M FF) 138 (2000)  
- Importations de France : (M FF) 284 (2000)  
Dette extérieure totale : (Mds $) 10,95 (2000) 
 

Données Historiques:

 
Formation d'anciens royaumes (VI-VIII siècles) : 
- le Royaume Kuba 
- le Royaume Luba 
 

XIIIe siècle le Royaume Kongo

 
 

XIXe siècle le royaume Zandé:

 
Les Zandés guerriers et organisateurs politiques habitent sur les deux rives de l'Oubangui et vivent entre la République Centrafricaine, et la République Démocratique du Congo. 
 

XIXe siècle : le Royaume Mangbetu(vers 1815)

 
- Septembre 1876 : Le Roi de Belgique, Léopold II, organise à Bruxelles une conférence géographique internationale débouchant sur la création de l'AIA (Association Internationale Africaine). 
- 1883 : le Congo devient l'AIC (Association Internationale du Congo), dérigée par Léopold II. 
 
- 15 novembre 1884 : Au Congrès de Berlin, l'AIC devient l'Etat Indépendant du Congo (EIC) dont le souverain est Léopold II et ayant son gouvernement à Boma, ensuite à Léopoldville. 
 
- 13 décembre 1906 : annexion de l'Etat indépendant du Congo à la Belgique. 
 
- 1921 : Le Kibanguisme, mouvement religieux d'inspiration chrétienne fondée par Simon Kibangu s'installe dans le pays 
 
- 1950 Création de l'ABAKO (Association des Bacongo). 
 
- 1955 : Le roi Baudouin en visite lance l'idée d'une communauté belgo-congolaise. 
 
- Octobre 1958 : Patrice Lumumba fonde le Mouvement national congolais (MNC) qu'il représente à la conférence panafricaine d'Accra. 
 
- 11 janvier 1959 : L'Abako est dissoute. 
 
- 13 janvier1959 : Le Roi Baudouin s'engage à conduire les populations congolaises à l'indépendance 
 
- 23 juin 1959 : Le président de l'Abako, Joseph Kasa Vubu, demande la création, dans l'ouest du pays, d'une République du Kongo. 
 
- Décembre 1959 : La loi martiale est instituée dans le sud-Kasaï afin de stopper les affrontements entre Lulua et immigrés Luba. Une coalition comprenant l'Abako, le PSA (Parti Solidaire Africain) d'Antoine Gizenga (Kwilu, à l'est) et le MNC d'Albert Kaloji et Joseph Iléo (Kasaï) demande la convocation à Bruxelles d'une table ronde. 
 
- 29 janvier 1960 : Début de la table ronde belgo-congolaise, qui fixe au 1960 30 juin la date de l'indépendance, et qui est suivie d'une table ronde économique en février 
 
- Le MNC de Patrice Lumumba remporte les élections de mai 1960; ce dernier est élu chef de gouvernement. Joseph Kasavubu devient à son tour Président en juin peu avant l'indépendance annoncée  
 
- 23 juin 1960 : Patrice Lumumba est nommé Premier ministre 
 
- 30 juin 1960 : Indépendance du Congo rebaptisé Congo-Léopoldville 
 
- 17 janvier 1961 decès du premier ministre Lumumba 
 
- 16 janvier 2001 decès du président kabila, assassiné dans son bureau par un de ses gardes du corps. 
 

Situation intérieure à 2002 
:

 
- Rappels historiques : l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila, soutenue militairement par l'Ouganda, le Rwanda et l'Angola, renverse le régime du Président Mobutu (au pouvoir depuis le 24 novembre 1965) le 17 mai 1997, rebaptisant le Zaïre par 'République Démocratique du Congo'. Des rébellions contre le nouveau régime (MLC et RCD/Goma) sont apparues en août(le 2) et novembre 1998 dans les 2 provinces du Kivu et Equateur, et ont rapidement pris le contrôle de l'Est et du nord du pays, mais n'ont pu pénétrer dans Kinshasa, stoppées par l'intervention du Zimbabwe, de la Namibie et de l'Angola.  
- L'accord de Lusaka (août 1999) et ses suites (plan de Kampala en août 2000 et sous-plans d'Harare en décembre 2000) ont permis d'obtenir le cessez-le-feu ; les autres dispositions de l'Accord (processus de paix et réconciliation nationale) n'ont pas vu le jour.  
- Après Laurent Désiré KABILA LD KABILA mort, son fils du nom de Joseph KABILA KABANGE le succède à la tête du pays et prète serment le 20 janvier 2001 au Stade de Martyres à Kinshasa. 
 

Situation politique:

 
Les pressions sont fortes et la communauté internationale appelle les belligérants à conclure des accords afin de partager le pouvoir et mener le pays à la démocratisation. Le dialogue intercongolais se déroule d'octobre 2001 à avril 2002 à Addis-Abeba, puis à Sun City, mais échoue sur la question du partage du pouvoir.  
Les Accords se succèdent 
Le processus de paix interne connaît alors une accélération après la conclusion de plus de 2 accorde entre Rwanda et RDCongo en juillet 2002 à Prétoria, puis entre la RDC et l'Ouganda è Luanda en septembre 2002 et aboutit à la conclusion, le 17 décembre 2002, à Prétoria, d'un accord global et inclusif sur la transition.  
Celle-ci, d'une durée de deux ans, renouvelable une fois, associera, au sein d'un gouvernement inclusif, le président Kabila et quatre vice-présidents, issus du MLC, du RCD-Goma, du Gouvernement d'avant cet accord et de l'opposition politique non armée. Les questions demeurées en suspens ont trouvé une réponse le 6 mars à Prétoria : le projet de Constitution est approuvé, une solution (mise en place d'une force neutre) est trouvée pour la sécurisation immédiate de Kinshasa et les principes qui régiront la réforme de l'armée sont agréés.  
La clôture officielle du Dialogue Intercongolais, le 2 avril à Sun City, lance le processus qui doit permettre la mise en place du Gouvernement de Transition.  
La situation des droits de l'homme dans l'ensemble du pays (et surtout dans l'est du pays ou des combats se poursuivent) est préoccupante, de même que la situation humanitaire (plus de 2,3 millions de réfugiés et de déplacés).  
Le Haut commissaire aux droits de l'homme a proposé la création d'une commission d'enquête internationale.  
L'économie congolaise est ruinée par plusieurs années de guerre et la dette extérieure du pays, héritée du régime Mobutu est estimée à 10,95 Mds$.  
La reprise de l'aide internationalepermet d'entrevoir une amélioration (pour la première fois depuis dix ans, la RDC connaît, en 2002, un taux de croissance positif; les bailleurs bilatéraux ont repris de manière très limitée l'aide en 2001, après 10 ans d'interruption.  
LeFMI a conclu un programme intérimaire renforcé en Juin 2001 avec la RDC. Une FRPC de 750 M$ a été approuvée le 1er juin 2002. Cet accord est déterminant pour l'éligibilité de la RDC à l'initiative PPTE, mais la démission du Ministre des Finances le 17 février dernier a conduit à un report du déblocage de la deuxième tranche.  
Un accord en Club de Paris a été conclu en septembre 2002 (annulation de 4,6 M$ de créances commerciales).  
La Banque mondiale a octroyé en juin 2002 un crédit pour le retour à la croissance de 454 M$.  
Une réunion du groupe consultatif a eu lieu à Paris le 4 et 5 décembre 2002 (conférence des bailleurs de fonds, organisée par la Banque mondiale. 
 

Politique extérieure:

 
Région : Les efforts de l'Afrique du Sud ont abouti le 30 juillet 2002, à Prétoria, à la conclusion d'un Accord de paix entre la RDC et le Rwanda, qui prévoit le retrait de l'armée rwandaise sur le territoire congolais et le démantèlement, par la RDC et la MONUC, des groupes armés rwandais présents en RDC(ex FAR er INTERAMWE).  
L'Angola, pour sa part, a négocié la signature, le 6 septembre 2002, d'un Accord entre l'Ouganda et la RDC qui prévoit le retrait de l'armée ougandaise de l'Ituri et la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays. La situation en Ituri ayant empiré, l'Angola a organisé un sommet entre Museveni-Kabila à Dar Es Salaam, le 10 février 2003, puis une réunion à Luanda les 14 et 15 février 2003, des Ministres des affaires étrangères afin de mettre effectivement en place la Commission de Pacification de l'Ituri pour signer un Cessez-le-feu et permettre le retrait total des troupes ougandaises du territoire congolais. 
Les Nations unies :L'implication de l'ONU s'est progressivement affirmée, avec l'adoption par le Conseil de Sécurité, le 9 avril 1999, de la Résolution 1234 qui condamne la présence sur le territoire de la RDC des forces armées non invitées. Prenant acte de la signature de l'Accord de Lusaka, le Conseil de Sécurité des Nationa Unies a autorisé dès août(résolutions 1258 puis 1273)l'envoi des officiers de liaison, et créé officiellement(résolution 1279 du 30 novembre 2000)la MONUC (Mission d'Observation des Nations Unies au Congo), dirigée par un Représentant spécial du Secrétaire général (M. MORJANE, remplacé depuis par l'Ambassadeur Williams Lacy SWING).  
A la suite du sommet de New York, le Conseil de Sécurité a autorisé le 24 février 2000 l'envoi, sous conditions, d'une mission d'observation des Nations unies en RDC composée de 500 observateurs militaires soutenus par une force de plus de 5000 casques bleus (phase 2, résolution 1291). Déployés à compter de mars 2001, les 2500 militaires de la MONUC épaulés de 550 observateurs, sont répartis autour de six bases logistiques.  
L'accord de Prétoria et le retrait des forces négatives rwandaises ont amené le Conseil de Sécurité à redéfinir la phase 3(résolution 1445), qui porte le plafond de la MONUC à 8700 hommes, dont la tâche principale est le désarmement (volontaire) des ex-Far et Interhamwe rwandais qui se trouvent en RDC.  
Les rapports du groupe d'experts des Nations Unies sur l'exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC ont été publiés (N'Daw en avril 2002, Kassem en novembre 2002) et mettent sévèrement en cause le Rwanda et l'Ouganda, mais aussi le Zimbabwe. Le dernier rapport publié par le panel Kassem a mis en cause une liste de hautes personnalités congolaises(notamment du gouvernement), rwandaises, ougandaises... A ce jour, seul le gouvernement congolais en a tiré les conséquences en suspendant les ministres incriminés ; le panel Kassem poursuit son travail. 
 
Depuis Avril 2003 les Accords de prétoria ont débouché sur la mise en place du Gouvernement de Transition, une transition qui conduira les congolais aux élections en juin 2005 . 

 

(c) A.S.A.D. Asbl/Ongdh - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 18.02.2005